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par Jean-Yves Dionne BSc. Pharm.Le ginseng sibérien n'est pas, à proprement parler, un ginseng (Panax) mais bien un éleuthérocoque (Eleutherococcus). Il fait cependant partie de la même famille que les ginsengs, les araliacées. Le ginseng sibérien se retrouve dans la pharmacopée chinoise, mais ce sont les Russes qui l'ont étudié à fond, d’où son nom. Le ginseng sibérien est un adaptogène. La notion d'adaptogène a été introduite en 1947 par Lazarev, un scientifique russe, pour décrire des produits qui augmentent la résistance non spécifique au stress. En 1958, Brekhman et Dardymov, deux médecins russes, ont raffiné la définition : « Un adaptogène doit être inoffensif et ne causer que des désordres mineurs dans les fonctions physiologiques de l'organisme. Il doit avoir une action non spécifique et un effet normalisant sans égard à la direction de l'état pathologique. »(1) Le ginseng sibérien est un adaptogène au sens propre. Son effet stimulant est moins important que celui du ginseng chinois, mais son effet sur l’endurance et la résistance au stress est remarquable. Comme il est moins «chaud» que les panax, il est tout à fait indiqué pour les femmes. De plus, ses effets secondaires sont à peu près inexistants. |
Les principes actifs de la racine d'éleuthérocoque, nommés éleuthérosides, contiennent des saponines, des glycosides de bêtasitostérol, des coumarines, etc. Son action porte principalement sur l'axe pituitaire-corticosurrénalien. L’effet immunostimulant du ginseng sibérien (augmentation de l'activité phagocytaire et du compte des leucocytes) serait dû aux polysaccharides qu’il contient.(2) L'éleuthérocoque module la synthèse de plusieurs facteurs de l'immunité qu'on appelle les cytokines ou interleukines.(3) Il semble que l'éleuthérocoque ait un effet immunomodulateur in vitro. À basse concentration, il stimule la libération des facteurs IL-6, IL-3 et G-CSF et, à haute concentration, il inhibe la libération des IL-4, IL-5 et IL-12.(3) Le ginseng sibérien est très intéressant pour « l'athlète du dimanche » (alias Monsieur ou Madame Tout-le-monde) puisqu'il améliore la consommation d'oxygène durant l'exercice (VO2 max) et diminue le taux de cholestérol.(2) De plus, il semble aider à maintenir une balance protéique positive (effet anabolique). Cet effet n'est pas apparent chez l'athlète déjà bien entraîné : plusieurs chercheurs n'ont trouvé aucun effet sur la performance des athlètes lors de compétitions simulées.(4) |
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Références
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